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Séance d’explication des dispositions communautaires pour dissiper les malentendus notamment en ce qui concerne les redevances.
Le Ministère de l’Equipement et des Transports a entrepris en début de semaine une tournée de sensibilisation des transporteurs dans les points de péage et pesage du District de Bamako.
Le ministère de l’Equipement et des transports a entrepris en début de semaine une tournée de sensibilisation des transporteurs dans les points de péage et pesage du District de Bamako. Au cœur de cette campagne : les directives de l’UEMOA relatives à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transports de marchandises dans les États membres de l’union.
Cette disposition communautaire est au centre d’une querelle qui oppose depuis quelques mois le syndicat des transporteurs et le département de tutelle. Le premier revendique la réduction du nombre de postes de contrôle, la suppression de la redevance d’usage routier relative à la taxe à l’essieu et au pesage. Le second s’en remet à la décision des ministres en charge des infrastructures et du transport routiers des huit États membres de l’UEMOA et du Ghana. Ces derniers avaient mis en chantier un règlement harmonisant les normes et les procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transports de marchandises dans les États membres de l’UEMOA.
Les ministres s’étaient même réunis le 19 mars passé à Ouagadougou pour faire un état des lieux de l’application de la mesure afin de corriger d’éventuelles faiblesses. Dans le même temps, les transporteurs routiers de notre pays se plaignaient de l’application des nouvelles mesures communautaires dans notre pays. Ce mécontentement avait même provoqué une grève des routiers durant quelques jours. Le mouvement a pris fin sur l’adoption du protocole d’accord du 24 mars dernier. Les perturbations menaçant de se réveiller, la direction générale de l’Autorité routière et le ministère de l’Équipement et des Transports ont décidé d’entreprendre une campagne de sensibilisation pour vulgariser les dispositions communautaires.
Des délégations ont été ainsi dépêchées dans les différents postes de péage et de pesage des régions de Kayes, Sikasso, Ségou et du district de Bamako pour expliquer l’esprit et la lettre de ces dispositions. La délégation affectée lundi et mardi aux postes de péages de pesage de Bamako et environs, était conduite par Mamadou Thiéro, le chef de la division Organisation du trafic de la direction nationale des transports terrestres, maritimes et fluviaux.
Il était accompagné du président du Conseil malien des transporteurs routiers, Youssouf Traoré, de responsables de l’Autorité routière, de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, du Conseil malien des chargeurs. Le groupe s’est rendu aux postes de péage et de pesage de Kati et de Sanankoroba pour vérifier les difficultés rencontrées par les transporteurs, principalement le tarif élevé du pesage. Sur place, le président du Conseil malien des transporteurs routiers, Youssouf Traoré, a expliqué cette hausse par l’adoption d’un nouveau système consistant à peser le poids total du véhicule autorisé en charge (PTAC).
L’ancien système, communautaire lui aussi, pesait la charge à l’essieu. Après la grève des camionneurs, la décidé a été prise de revenir à l’ancien système. Ici, quand le véhicule est chargé, le conducteur s’acquitte seulement des frais du pesage. Dans le cas où le camion serait surchargé, il paie 10.000 Fcfa par tonne de surcharge. S’il est vide, le transporteur ne règle que le péage.
Les petits véhicules paient 500 Fcfa, les autobus 1000 Fcfa et les camions vides 500 Fcfa par essieu. Au cours d’une réunion mardi dans la salle de conférence du conseil malien des chargeurs, le chef de la mission, Mamadou Thiéro, s’est longuement entretenu avec les routiers pour faire le point des questions de pesage, de taxe d’usage routier, de réduction des postes de contrôle et des erreurs commises sur le terrain.
Il a utilement rectifié des interprétations fausses des nouvelles mesures communautaires. Mamadou Thiéro et Youssouf Traoré ont salué le climat de compréhension qui a entouré la visite de terrain. Installés depuis juillet 2008 dans les différents corridors routiers du Mali, les postes de péage et de pesage ont pour but de protéger les routes contre une dégradation accélérée et de sécréter des ressources propres à aider l’État dans sa politique de construction et d’entretien des routes.
L'Essor du vendredi 7 mai 2010
Sidi Yaya Wagué |