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Un vaste programme d’entretien routier permettra, notamment, d’embellir la ville de Bamako.
L’année 2009 a été déterminante pour l’Autorité routière (AR) en terme d’amélioration de ses ressources propres. L’augmentation du taux de la redevance d’usage routier sur les produits pétroliers de 3 à 25 Fcfa par litre de carburant en fin avril 2009 a permis de porter les ressources propres de la structure à 80% de l’ensemble des ressources affectées à l’entretien routier.
Mais si, en réalité, cette mesure n’a pas contribué à augmenter de façon sensible le niveau des ressources prévisionnelles, elle a diminué considérablement la contribution du budget de l’État à la constitution des ressources destinées à l’entretien routier.
C’est dans ce contexte que s’est tenue hier la 16è session ordinaire du conseil d’administration de l’Autorité routière. Les travaux qui se sont déroulés au siège de l’AR à l’ACI 2000, étaient dirigés par Mme Diarra Aminata Coulibaly, la présidente du conseil d’administration.
C’était présence du directeur national des routes, Issa Hassimi Diallo, du directeur général de l’AR, Mory Kanté et de l’ensemble des administrateurs. Essentiellement budgétaire, la session a porté sur l’examen du budget prévisionnel de l’année en cours.
Les administrateurs ont également passé en revue le programme d’activités de l’année écoulée. Le budget de l’exercice 2010 se chiffre à un peu plus de 18 milliards Fcfa. Une enveloppe en légère augmentation de 10% par rapport au budget de l’année écoulée.
Cette augmentation budgétaire s’explique par les travaux d’entretien routier prévus dans le District Bamako dans le cadre des festivités du cinquantenaire, indique le directeur général de l’Autorité routière, Mory Kanté. Cette année, précise-t-il, sera consacrée à de grands travaux qui permettront d’embellir la ville de Bamako.
Ces travaux concernent l’installation le long de la route de l’aéroport de signaux lumineux, notamment des catadioptres, l’entretien des grandes artères et voies routières telles que les deux ponts sur le fleuve Niger, les alentours des ronds points et les différents échangeurs.
"Ce sont là des travaux de grande envergure qui nécessitent l’implication des autorités, mais aussi et surtout le soutien des usagers qui sont les premiers concernés par les désagréments que peut provoquer la mise en oeuvre de ces travaux. Pour cela, nous comptons faire une vaste campagne de sensibilisation auprès des populations. L’État fait de gros efforts pour construire les routes.
Il revient à nous les usagers d’œuvrer pour préserver ces infrastructures, gage du développement de notre pays", a préconisé le directeur général de l’Autorité routière. L’Autorité routière est l’agence qui finance l’entretien routier dans notre pays. Ses ressources proviennent d’une subvention de l’État, mais aussi et surtout de redevances routières à travers le péage, explique Mory Kanté.
"Mais cette dernière représente 15% des fonds investis dans l’entretien routier : 90% de cet argent sont affectés à l’entretien routier, 7% au renouvellement des installations et les 3% restants reviennent aux collectivités riveraines.
Voici en substance la clé de répartition des ressources qu’on perçoit sur l’argent généré par les péages", a-t-il précisé en relevant que l’argent du péage n’appartient pas à l’Autorité routière, mais à l’État qui le gère à travers le ministère des Finances.
Pour le directeur national des routes, Issa Hassimi Diallo, l’entretien routier constitue un exercice coûteux pour l’État malien : de 400 à 600.000 Fcfa, le kilomètre. Ce coût peut varier en fonction de l’âge de la route. Selon Issa Diallo, l’on réduirait cette dépense par une prise de conscience des usagers dont le comportement de tous les jours fragilise davantage les infrastructures routières.
La présidente du conseil d’administration a abondé dans le même sens tout en notant que l’exercice 2010 s’inscrit dans un contexte particulier marqué par les festivités du cinquantenaire. "Ce jubilé devra forcément influencer l’exécution du programme d’entretien routier, notamment en terme d’embellissement de certaines routes urbaines et ouvrages d’art, par l’exécution de certains travaux singulièrement au niveau de Bamako qui servira de cadre aux manifestations.
Nous devrons donc redoubler d’efforts pour mobiliser plus de ressources tout en veillant à leur utilisation efficiente", a recommandé Mme Diarra Aminata Coulibaly.
Lassine Diarra
L’Essor du jeudi 11 février 2010 |