|
La modernisation du chemin de fer Bamako-Dakar ne se fera pas sans la libération de l’emprise des rails aujourd’hui occupée illégalement. L’État et les responsables de la société Transrail ont engagé des actions en vue de libérer cette emprise. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Équipement et des Transports, Ahmed Diane Séméga accompagné de responsables des services techniques du département, du président directeur général de Transrail, Éric Pieffer, et du secrétaire général de la même société, Djibril Naman Kéïta, a sillonné jeudi dernier le long des rails, de Kati à Moribabougou.
Cette visite était destinée à constater de visu le phénomène d’occupation de l’emprise du rail et de sensibiliser et informer les populations sur les conséquences de l’occupation anarchique du domaine ferroviaire. C’est à bord d’une draisine (petit véhicule automoteur utilisé pour l’entretien et la surveillance des voies) que le ministre Séméga et sa délégation ont inspecté l’emprise des rails de Kati à Moribabougou en passant par Bamako. C’est à Bamako que l’occupation du domaine ferroviaire a atteint un niveau inadmissible.
Mais dans l’ensemble, du quartier Samé à Moribabougou en passant par Niomiranbougou, Darsalam, Quinzambougou, Korofina, Boulkassombougou, Titibougou, le constat est alarmant. Des maisons, des chantiers, des kiosques, des restaurants, des bars, bordent anarchiquement le rail.
Ces constructions ne respectent pas la norme de 25 mètres qui doit séparer le fil de rail et les installations riveraines dans les agglomérations. Cet état de fait a réduit, en certains endroits, la visibilité des usagers de la circulation du conducteur de la locomotive, occasionnant parfois des accidents.
Tout au long du trajet, le ministre Séméga a rencontré les habitants riverains du chemin de fer auxquels il a expliqué la nécessité de libérer l’emprise du rail et de respecter les normes de sécurité en la matière. Le chemin de fer Bamako-Dakar joue un rôle important dans les économies des deux pays.
Et malgré les difficultés qui ont conduit à sa cession aux privés, l’État malien et celui du Sénégal sont déterminés à le dynamiser, a expliqué le ministre. Ahmed Diane Séméga s’est réjoui par ailleurs de l’apaisement du climat social au sein de la société Transrail. Il a souhaité que cela continue pour attirer les partenaires en vue de moderniser et relancer le trafic.
L’essor.gov.ml du dimanche 31 janvier 2010, par Baye Coulibaly |