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Une vaste opération de démantèlement des installations anarchiquement implantées, est en cours.
Les plaques d’indication et les panneaux de publicité sont souvent mal implantés dans notre capitale.
Ils obstruent la visibilité et sont facteur de nombreux accidents.
Après une période de sensibilisation et d’information, le ministère de l’Équipement et des Transports à travers l’Anaser (Agence nationale de sécurité routière), le gouvernorat et la mairie du district de Bamako ont entrepris une vaste opération de démantèlement de certains panneaux d’indication et de publicité anarchiquement installés.
L’opération a débuté le 7 janvier dernier et concernera l’ensemble des communes du district de Bamako.
La délégation de l’Anaser, du gouvernorat et de la mairie était hier sur l’Avenue du Mali au niveau du monument N’Kwamé N’Krumah en Commune IV.
Ici, une cinquantaine de plaques d’indication et de panneaux publicitaires ont été enlevés et transportés dans la cour de la mairie du District.
Les usagers rencontrés soutiennent tous l’opération. "C’est une bonne initiative des autorités. L’installation anarchique des plaques d’indication constitue un véritable fléau dans la capitale.
Ils sont de toutes dimensions et de toutes tailles et obstruent la visibilité des conducteurs", témoigne un agent de police.
"Il faut que cette opération continue. Car elle contribuera à embellir la ville et assurer la fluidité de la circulation", se réjouit un usager.
Les panneaux de publicité de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) ne sont pas concernés par cette opération, car ils ont été installés dans les normes.
"L’Amap suit une procédure pour ses besoins. Cette procédure la soumet à l’autorisation de la mairie ainsi que des services en charge de la circulation routière", explique Idrisssa Coulibaly, chargé des panneaux publicitaires à l’Amap.
Le gouverneur du district de Bamako, Ibrahim Féfé Koné, a situé l’opération dans le cadre de la libération du domaine public.
Il a expliqué que l’arrêté N°2933/MIT-CAB légifère le régime de la publicité dans notre pays.
Selon l’article 33 de cette loi « Il est interdit de placer sur les dépendances du domaine public, sur un immeuble ou en bordure de la voie publique, des panneaux, qui par leur forme, leurs couleurs ou leurs dimensions, pourraient rendre difficile la lecture des signaux réglementaires".
Cette même loi précise dans son article 34 qu’il est interdit d’établir des panneaux à proximité des croisements, des bifurcations, des courbes ou des passages à niveau en deçà d’une zone de 30 mètres réservée de chaque côté de la voie.
Ensuite, l’article 35 stipule qu’il est interdit d’implanter des panneaux sur les principaux axes routiers et dans tous les endroits où ils sont susceptibles de gêner la circulation routière.
Ce texte est malheureusement superbement ignoré, a déploré, Ibrahim Féfé Koné, en précisant que les autorités du District mettrons tout en oeuvre pour permettre l’application de la loi en matière de plaques indication et de panneaux publicitaires.
Baye Coulibaly L'Essor du mercredi 13 janvier 2010 |