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Il coûtera 182 milliards Fcfa et donnera lieu à l’un des plus grands chantiers jamais réalisés dans notre pays.
La préparation du projet de construction de l’autoroute Bamako-Ségou progresse. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Equipement et des Transports, Ahmed Diane SEMEGA, et son homologue du Logement, des Affarres Foncières et de l’Urbanisme, Mme Gakou Salamata FOFANA, ont visité mercredi le 30 décembre 2009 le tracé de la route.
Construite en 1979 pour une durée de vie de 20 ans, la route Bamako- Ségou appelée Route nationale 6 est fortement dégradée du fait de l’usure normale de sa plate-forme.
Les tâches d’entretien courant dont cette voie bénéficie chaque année n’ont pu freiner sa destruction, car le revêtement bicouche a perdu toutes ses qualités techniques et ne protège plus la structure de la chaussée contre les infiltrations d’eau. D’où l’impérieuse nécessité de la reconstruire pour éviter la rupture du trafic avec toutes ses conséquences.
Le ministère de l’Equipement et des Transports a ainsi signé, en janvier 2009, un protocole d’accord avec la Société nationale chinoise des travaux et ponts et chaussées (SNCTPC) pour réali-ser les études de faisabilité techniques, économiques, environnementales et sociales à la lumière de l’évolution du trafic sur le trajet.
De nos jours, de toutes les conditionnalités posées par les bailleurs de fonds, notamment Eximbank de Chine, il ne reste seulement qu’à satisfaire la condition de l’autorisation et la déclaration d’utilité publique des travaux.
La visite sur le terrain a permis à Ahmed Diane SEMEGA et Mme Gakou Salamata FOFANA de voir l’emprise de la route, et surtout d’informer et sensibiliser les populations afin qu’elles libèrent le domaine de la route.
En effet de Yirimadio à Fana, en passant par les villages de Baguineda, Zantiguila, Koroko, Marakacoungo, Tingolé entre autres, des bâtiments de tous genres, des logements et des stations d’essence s’élèvent sur le tracé de l’autoroute. Certains propriétaires ont commencé à construire sur leurs parcelles dès qu’ils ont été informes du projet.
Dans toutes ces localités, Mme Gakou Salamata FOFANA a demandé aux autorités communales et administratives cher toutes les tentatives d’occuper la voie et de bâtir de nouvelles constructions dans l’emprise de la route. Son département, a-t-elle annoncé, va bientôt diligenter un recensement des domaines situés dans l’emprise du projet.
La stratégie de réalisation du projet consiste, dans une première phase, à réhabiliter la route existante (1x2 voies) et à l’aménager aux normes d’une voie autoroutière pour un coût approximatif de 74,5 milliards Fcfa et un délai d’exécution de 18 mois.
La deuxième phase consistera en la construction d’une nouvelle route 1x2 voies, donc la seconde moitié de la voie définitive.
Les deux voies seront séparées par un terre-plein central de largeur variable sur le linéaire du projet, afin de minimiser les cas d’expropriation. Le coût de la deuxième phase est estimé à107, 5 milliards Fcfa pour un délai d’exécution de 42 mois. Le coût total du projet s’élève donc à 182 milliards de Fcfa. “C’est l’un des plus grands chantiers jamais réalisés dans notre pays”, a souligné Ahmed Diane SEMEGA.
Le ministre de l’Equipement et des Transports a expliqué l’importance que celle route va, jouer dans le développement économique du pays et dans la mise en place d’infrastructures pour garantir les conditions dune bonne circulation à l’intérieur de notre pays. L’autoroute Bamako6Sénou aura les mêmes caractéristiques d’aménagement que celles des autoroutes régionales de l’Afrique de l’Ouest. Le revêtement des deux routes se fera en béton bitumineux (BB) de 7 cm d’épaisseur. La vitesse de référence de la voie varie entre 110 et 130 km/h.
Baye COULIBALY Source : ESSOR |