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La réunion du Comité National de sûreté de l’aviation civile s’est tenue le mardi 29 décembre à l’Aéroport International de Bamako-Sénou Pour sécuriser notre aéroport conformément aux normes internationales.
La dernière rencontre du comité national de sûreté de sous la présidence du Ministre de l’Equipement et des transports, Hamed Diane SEMEGA.
Ses homologues de la Défense et des Anciens Combattants, de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, de l’Urbanisme du logement et des Affaires Foncières étaient présents.
Les Ministres des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, de la Justice, de l’Economie et des Finances et de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales s’étaient fait représenter.
La PDG des aéroports du Mali et plusieurs responsables de l’aviation civile ont également pris part à la rencontre.
La sûreté se définit comme la Protection de l’aviation civile contre les actes d’intervention illicite par la Combinaison de mesures et des moyens humains et matériels.
Sur les aéroports du Mali, des mesures et Procédures sont mises en oeuvre et applicables sans exclusive aux passagers, au personnel, aux équipages et autres usagers de l’aéroport.
Elles s’appliquent et s’imposent à tous ceux qui ont un besoin légitime d’accéder aux différentes Zones de l’aéroport.
On comprend tout l’enjeu de cette réunion qui se tient à un moment où la sécurité dans les aéroports devient de plus en plus préoccupante .Surtout avec la tentative d’attentat avorté sur un avion de ligne américain.
Face à ces nouvelles menaces qui planent sur le trafic aérien il est crucial de prendre les dispositions appropriées l’aviation civile tenue, le 25 juin dernier a fait huit recommandations au nombre desquelles : la dotation de la base 101 de l’Armée de l’air d’un véhicule équipé de moyens et de matériels de communication appropriés pour la traversée de la piste d’en vol, le déménagement de deux villages installés dans la zone par le ministère de l’Administration territoriale et des collectivités locales, le renforcement de la capacité des structures sanitaires des aéroports, notamment dans le cadre de la prévention de la grippe AH1N1, l’amélioration de la qualité des services de l’Antenne du Protocole de la République au niveau des salons d’honneur de l’Aéroport de Bamako-Sénou etc.
Chacune de ces recommandations fait assortie d’un coût de réalisation et d’un délai d’exécution.
Les membres du Gouvernement et leurs représentants, chacun pour ce qui le concerne, ont donné des éléments de réponse quant à l’exécution des recommandations formulées lors de la dernière réunion.
Au cours des échanges, il est apparu que le salon d’honneur de l’aéroport de Bamako-Sénou constitue “un trou noir auquel n’importe qui a accès.
Ainsi, selon le Ministre de l’Equipement et des Transports “le salon d’honneur de l’aéroport est un trou.
De simples citoyens et des hommes d’affaires y passent, échappant, du coup, au contrôle ordinaire qu’est la fouille. Et cela ne peut pas continuer.
Son homologue de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, le Général Sadio GASSAMA de se demander: “Un texte définit la liste des personnalités ayant accès au salon d’honneur.
Qui doit dire aux citoyens qu’ils peuvent accéder ou pas au salon d’honneur ? La police, la gendarmerie ou le Protocole de la République ? “Je pense que cela revient au Protocole qui, à son tour, mettra la police à contribution” a tranché le ministre SEMEGA.
A toutes ces préoccupations relatives au salon d’honneur, le Secrétaire Général du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, a donné des éclaircissements.
Les différents acteurs de la sûreté sont l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), les Aéroports du Mali (ADM), la Police de l’air et des frontières (PAF), le service des Douanes, la Compagnie de gendarmerie des transports aériens (CTA), la société d’assistance aéroportuaire du Mali (SAM SA) et les structures de sûreté privées.
Il faut noter enfin que la première pierre de l’aéroport de Bamako avait été posée en 1968. Le coût de réalisation s’élevait à 6 milliards 577 millions de FCFA.
Il a été inauguré le jeudi 25 décembre 1975 par le Colonel Moussa Traoré, alors Président de la République.
Diakaridia YOSSI Source : L’indépendant |