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L’opération “pluies provoquées” ou opération “Sanji” n’est nullement responsable des inondations et n’a aucun impact négatif sur la santé et l’environnement.
Les opérations “Sanji” suscitent beaucoup d’interrogations et de controverses. Beaucoup attribuent des cas de grippes et autres inondations à ces pluies dites « provoquées » Pour couper court aux rumeurs et donner la vraie information, la direction nationale de la météorologie a organisé une sortie sur le site abritant les installations de l’opération à la direction de la météo, précédée d’un point de presse.
Le directeur adjoint de la météo, Djibrilla Maïga, le coordonnateur du programme “pluies provoquées”, Mamadou Adama Diallo, ont donné d’amples informations sur l’opération. Commencée en 2006, l’opération “pluies provoquées” a été initiée par les plus hautes autorités pour éviter à notre pays d’être totalement dépendant du ciel.
Selon le directeur général adjoint, l’opération, qui en est à sa 4e année, a contribué à réduire de façon significative le déficit pluviométrique et à améliorer la production agricole, de gestion et de maîtrise des ressources en eau. Avec 68 sorties en 2006, 127 en 2007 et 205 en 2008, l’opération s’est traduite, selon les conférenciers, par une augmentation moyenne de 15 % par rapport à la normale sur l’ensemble des zones d’intervention et a atteint par endroits 45 %.
Pour beaucoup de citoyens, si les initiateurs des pluies provoquées affirment que l’opération a été une réussite, elle a une part de responsabilité dans les récentes inondations que le pays a connues. M. Maïga s’élève en faux sur de tels propos. “Nous intervenons sur la base des don¬nées de nos équipes surie terrain et des données cartographiques du territoire en fonction des réalités de terrain”. A l’en croire, la météo n’intervient jamais à tue-tête. “Nous déterminons les zones à risques avant d’agir”.
Quid des produits utilisés dans le bombardement des nuages sur la santé et sur l’environnement ? Ils sont inoffensifs, répond la météo. “Les produits utilisés dans la condensation des nuages (iodure d’argent et chlorure de calcium) n’ont aucun impact sur la santé et sur l’environnement.
Au plan environnemental, les produits utilisés n’ont débouché sur aucune conséquence négative détectée et prouvée, assure de son côté le coordonnateur du programme.
“La technique de la pluie provoquée ou encore de l’augmentation des précipitations par ensemencement des nuages, semble tout indiquée pour un Sahel qui souffre de la raréfaction des précipitations. Et M. Maïga d’ajouter que les recherches menées aux Etats-Unis, au Maroc, au Sénégal ont été négatives. Au Mali, le Laboratoire national de la santé, dit-il, a fait des prélèvements, mais n’a rien trouvé de négatif.
Les journalistes ont ensuite eu droit à une visite guidée des installations de l’opération "Sanji" et des appareils de bombardement des nuages à l’aéroport de Bamako-Sénou. Amadou SIDIBÉ LES ECHOS |