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Répondant aux questions orales des députés juniors, le mardi 29 septembre dernier, le Ministre de l’Equipement et des Transport a fini par dire que ses interlocuteurs du jour du Parlement national des jeunes n’ont rien à envier à leurs aînés de l’Assemblée Nationale. Le pourquoi de l’insécurité routière si préoccupante, le rôle de l’AGEROUTE, de l’Autorité Routière, etc. Le Ministre SEMEGA a dû déployer de gros efforts pour convaincre les jeunes.
Ouverte le 23 septembre dernier, la deuxième session ordinaire du Parlement national des jeunes avait à son ordre du jour, les questions orales aux membres du Gouvernement. Cette session sera clôturée demain 2 octobre. C’est, dans ce cadre que le Ministre Ahmed Diane SEMEGA a“ la force de frappe verbale “ des honorables députés juniors. C’était en présence de l’Honorable Abdramane Sylla, le sixième vice-président de ‘Assemblée nationale et président de la section malienne de l’Assemblée PF qui appuie leur présidente, Mlle Adama Sékou Traoré n’est pas allée dans la dentelle : « quelle est la politique de votre département en matière de sensibilisation des jeunes sur l’insécurité routière ? Pouvez-vous informer les députés juniors sur les ressources existantes et autres facilités pour l’accès au permis de conduire ? ». D’autres préoccupations relatives, entre autres, aux pistes cyclables, au mauvais état des routes, au désenclavement intérieur du Mali, le rôle des structures comme l’AGEROUTE, Autorité Routière, l’Agence Nationale pour la sécurité routière, ont été exprimées par les jeunes parlementaires.
Pour le ministre SEMEGA, le rôle de sensibilisation est à renforcer dans le cadre de la lutte contre l’insécurité routière. Mais, elle ne suffit pas. Il faut un changement de comportement des usagers de la route. • Il n’y a pas d’accident par accident. Dans un accident, il y a toujours des défaillances en cause. Elles sont humaines ou physiques, liées à la route ou aux conditions atmosphériques, ou mécanique (l’engin)’, a-t-il expliqué. Il a déclaré que les pistes cyclables sont là pour éviter que les cyclistes et surtout les motocyclistes se faufilent entre les voitures sur la chaussée. Et le ministre SEMEGA d’évoquer le cas ahurissant des virages dangereux effectués par ceux-ci à la descente du nouveau pont. “ Nous allons mettre un sens giratoire à ce niveau bientôt pour obliger les usagers à un peu plus de discipline “.Pour le ministre de l’Equipement et des Transports, le taux de mortalité routière pour 100 000 habitants chez les moins de 25 ans est de 24,2 en Afrique contre 10 pour les pays européens. Le Mali n’échappe pas à la tendance globale de l’aggravation de l’insécurité routière. Au contraire, les statistiques du bilan d’accidents au 1er semestre 2008 font ressortir que près de 70 % des véhicules impliqués dans les accidents sont des motos. .
Selon les mêmes statistiques, plus de 13 motos en moyenne par jour sont impliquées dans les accidents graves. La seule journée de la tabaski dernière, il y a eu 44 victimes d’accidents avec 5 morts à Bamako seulement... .
Pour le ministre de l’Equipement et des Transports, l’Agence Nationale pour la sécurité routière et d’autres structures telles que I’AGEROUTE travaillent de pied terme pour, non seulement diminuer le nombre d’accidents sur nos routes, mais aussi améliorer l’état de ces infrastructures routières. Bruno D. S, Indépendant |