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Une rencontre de haut niveau s’est tenue le vendredi, 25 septembre dernier entre les responsables douaniers du Mali, le représentant régional pour le Mali de la Royal Air Maroc (RAM), Badou Abdelkhalek et le Directeur général de l’Agence pour la Sécurité Aéroportuaire du Mali (ASAM), PETER METZ
Cette réunion provoquée à la demande du représentant régional pour le Mali de la RAM avait pour but de créer un partenariat avec les services des douanes du Mali dans le but d’affirmer une meilleure qualité de services aux clients de la RAM. En clair, il s’agissait de déceler les problèmes existants autour de la gestion des bagages des clients à l’arrivée et ensuite de voir ensemble ce qu’il faut pour les améliorer. Faut-il souligner que les pertes et les vols de bagages des clients de la Royal Air Maroc avaient instauré un climat de suspicion entre la Compagnie aérienne Marocaine et les agents des douanes du Mali exerçant au niveau de l’aéroport de Bamako-Sénou. Le représentant régional de la RAM pour le Mali soupçonnait en effet d’indélicatesse certains de ces agents des douanes de délivrer des bagages à des personnes à l’insu de I’ASAM chargé du traitement des bagages et de l’Assistance des compagnies aériennes dans l’espace aéroportuaire. Mais en fait de pertes de bagages, c’est une pratique mafieuse qui tend à soutirer de l’argent à la Royal Air Maroc par la voie d’une fausse déclaration de perte de bagages. Son mode opératoire est le suivant:un passager en provenance de Paris, Barcelone, Londres, Genève ou New York vient avec des bagages qui ne lui appartiennent pas. Une fois à destination c’est-à-dire à Bamako, il abandonne ces bagages à l’aéroport alors que les talons sont à son nom. Ces talons sont après remis aux vrais proprié-taires qui se présentent devant les services des douanes vingt quatre heures après pour payer les taxes afférentes et procéder à l’enlèvement desdits bagages. Mais le hic est que cette opération douanière se fait à l’insu des agents de l’ASAM et aussi de la RAM. Certains passagers indélicats qui ont gardé par devers eux les talons se présentent après à l’ASAM pour faire la déclaration de perte et éventuellement exiger le remboursement des objets perdus. Comme on peut le constater, c’est une pratique qui va à l’encontre de la sécurité aéroportuaire et qui cause aussi un grand préjudice aux compagnies aériennes dont la crédibilité est jugée en fonction de la qualité du service. La RAM, principale victime de cette pra-tique est convaincue que la faille du système réside dans le déficit de communication entre elle et les services des douanes du Mali. C’est donc pour stopper cette pratique que le représentant régional de la RAM pour le Mali, Badou Abdelkhalek a initié celle rencontre. Une rencontre qui a permis aux trois parties à savoir la RAM, la Direction générale des douanes du Mali et I’ASAM à s’entendre sur une stratégie qui va verrouiller pour de bon le système, En quoi consiste cette stratégie? Les trois parties ont convenu que dorénavant chaque bagage récupéré par les douanes du Mali à l’aéroport de Bamako Sénou fera l’objet d’un certificat de dépôt remis à I’ASAM. Ce certificat de dépôt établi par les agents des douanes et remis à I’ASAM permettra donc de contrer les pratiques de certains passagers. Instruction a été donnée au chef du bureau des douanes du Mali à l’aéroport de Bamako-Sénou, l’Inspecteur des douanes Mamadou Bah de veiller à la bonne exécution de cette décision. C’est dire donc que désormais la RAM et les services des douanes du Mali sont engagés ensemble contre le vol de bagages. Be COULIBALY L’Essor n°16523 du - 2009-09-08
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