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La réunion annuelle du groupe Focal ‘’Afrique de l’Ouest’’ de l’Association des Fonds d’entretien routier africains (AFERA) a ouvert ses travaux hier, lundi 20 juillet, au Centre international des conférences. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de l’Equipement et des transports, Ahmed Diané Séméga. Il était entouré du président du Groupe focal, Afrique de l’Ouest, Sylvestre Janvier Kotchofa et du Directeur général de l’autorité routière, Mory Kanté.
Créée en 2003 à Libreville, au Gabon, l’Association des Fonds d’entretien routier africains (AFERA) s’est fixé pour objectif principal de favoriser l’échange d’expériences entre les membres d’une même aire géographique et de faciliter la coordination des activités avec le secrétariat permanent de l’AFERA. Il s’agit des groupes focaux d’Afrique centrale avec pour chef de file le Cameroun, d’Afrique de l’est dont le chef de file est le Kénia, d’Afrique austral qui a pour chef de file la Zambie et d’Afrique de l’Ouest dont le chef de file est le Bénin.
Dans son allocution, le président du groupe focal de l’Afrique de l’Ouest, Sylvestre Kotchofa, a déclaré que la participation massive des membres et le niveau élevé des délégations témoignent de la vitalité de leur association. «Elle montre combien nous sommes conscients des responsabilités qui sont les nôtres et des attentes immenses des usagers de la route».
Selon Kotchofa, à la création des Fonds d’entretien routier (FER) pour la plupart des pays membres, trois objectifs majeurs leur avaient été assignés : mobiliser des ressources pour assurer progressivement la totalité de l’entretien du réseau routier à charge, assurer une gestion comptable et financière exemplaire des FER et soutenir le développement des PME, notamment par des délais de règlement très courts. Il s’est félicité du fait que les audits internationaux auxquels tous sont soumis montrent que la gestion des FER est saine, transparente et pour l’essentiel, irréprochable.
Pour conclure Sylvestre Kotchofa dira que «les FER sont une belle réussite et les objectifs qui leur avaient été assignés à leur création ont été réalisés de manière globalement satisfaisante. Cependant il reste à préserver l’effort car le challenge est exaltant. Et pour cause, la qualité de gestion des FER n’est pas en ligne avec le niveau du service qu’offre le réseau routier. Cependant, force est néanmoins de reconnaître que si l’état général du réseau routier s’améliore, il demeure encore très largement dégradé »a-t-il déclaré.
Pour sa part, le ministre de l’Equipement et des transports a tout d’abord souhaité, au nom du Gouvernement, la bienvenue à tous les participants venus des pays amis. Avant de déclarer qu’en Afrique et singulièrement en Afrique sub-saharienne, la création des Fonds d’entretien routier de seconde génération participe des réformes intervenues dans le secteur des transports et vise à mettre en place un mécanisme de financement pérenne et suffisant de l’entretien routier. Il a ensuite expliqué que la constitution des ressources du FER se fonde essentiellement sur la commercialisation du service de la route. En d’autres termes l’usager paie pour le service que lui rend la route et contribue ainsi à son entretien. Et le ministre Ahmed Diané Séméga de déplorer le fait que les besoins en entretien courant et périodique ne sont pas le plus souvent en adéquation avec les ressources disponibles qui, selon lui, sont le plus souvent insuffisantes et difficiles à mobiliser. Pour conclure il dira que l’association des Fonds d’entretien routier africains est un grand forum du donner et du recevoir. Une des rares associations regroupant en son sein les pays francophones, anglophones et lusophones.
S’adressant aux participants, le ministre de l’Equipement et des transports a déclaré : «qu’il s’agisse de l’évolution des FER vers les FER de 2ème génération, de l’audit technique des travaux de l’entretien routier et surtout de la problématique de la surcharge des véhicules, les thèmes soumis à votre réflexion sont d’un intérêt largement partagé parmi nous. La mise en œuvre du contrôle à l’essieu, s’avère indispensable pour tous nos Etats. Et si le pesage n’est pas forcément une source de recettes nouvelles pour l’entretien routier, son application effective et rigoureuse engendre des économies substantielles sur les besoins d’entretien».
Pierre Fo’o Medjo |