- En Route pour le Dévéloppement (Edition de Janvier 2010)  
     
     
     

Mot du Ministre

Chers internautes !

« A cœur vaillant »…, le Mali sous l’impulsion du Président de la République, son excellence Monsieur Amadou Toumani Touré, s’est engagé dans la construction et l’amélioration d’un vaste réseau d’infrastructures modernes dans le secteur des transports. Le 08 juin est une date historique pour notre pays. Cette date qui marque le passage du témoin entre les deux premiers Présidents de la IIIème République et qui consacre ainsi l’ancrage de la démocratie malienne au socle de la stabilité institutionnelle, est une étape d’évaluation, un repère dans le déroulement du mandat présidentiel. Du 08 juin 2007 au 08 juin 2009, deux années se sont écoulées, deux années pleines de défis, deux années passées si vite que l’on a le vertige : deux années qui ont vu, comme les cinq premières (2002- 2007) le Mali, notre vaste et beau pays, se transformer au rythme des chantiers ouverts, partout sur le territoire national : des chantiers de routes, de ponts, d’aéroports, etc. Convaincu plus que jamais que la route, qu’elle soit aérienne, terrestre ou fluviale constitue l’épine dorsale du développement économique qui conditionne lui-même le progrès social, le Président Amadou Toumani Touré a fixé le cap dans le PDES (Projet pour le développement économique et social).Il a mis l’accent sur l’intensification de la mise en place des infrastructures et le développement des systèmes de transport. Le Ministère de l’Equipement et des Transports a saisi « la balle au bond » et a mis « le turbo ».La cadence s’est accélérée et au pas de charge le PDES s’est mis en marche à travers les multiples chantiers ouverts ou terminés. Sur la période 2002-2007, les réalisations dans le domaine des infrastructures routières ont porté sur la construction et la réhabilitation de : 2 540 km de routes bitumées, 720 km de route en terre moderne, 1 500 km de pistes rurales et 7 ponts pour un investissement cumulé estimé à 358,127 milliards de FCFA. Ce sont là des performances jamais égalées au Mali en matière de désenclavement intérieur et extérieur.

Les réalisations de la période 2002-2007 représentent en termes de linéaire de route aménagée : 1,5 fois celles de la décennie 1992-2002 et 80% du linéaire de routes construites au Mali en 30 ans sur la période 1972-2002.

En terme de coûts d’investissements hors entretien courant : environ 489 milliards de FCFA, ont été investis pendant les 15 dernières années sur la période 1992-2007 dans lesquels 75% soit 358,127 milliards de FCFA pendant le quinquennat 2002-2007 et, 25% soit 130, 873 milliards de FCFA dans la décennie 1992-2002.

Aujourd’hui encore, malgré la crise financière et ses effets dévastateurs sur les économies fragiles d’un pays en voie de développement, le cap est maintenu au département chargé de l’Equipement et des Transports qui poursuit sans relâche la mise en œuvre de son programme d’action prioritaire en conformité avec les objectifs fixés du PDES.

Mais les défis restent nombreux à relever. Il n’ya pas que des routes à construire ou à entretenir. Il y’a le chemin de fer à reconstruire : tout un programme. Là est le vrai défi car Transrail traverse la crise la plus sérieuse de son existence et le temps est désormais compté pour cet outil d’intégration inestimable, surtout pour ce moyen de transport qui est le véritable moteur de tout développement économique (l’histoire des pays développés en témoigne éloquemment).Tout doit être fait pour que les rails puissent continuer à symboliser l’intégration Africaine et à servir pour le Mali de vecteur de développement économique et social. Tout sera fait pour sauver notre réseau ferroviaire et pour en faire le levier du décollage économique de notre pays. Cela ne sera pas facile, mais « à cœur vaillant » et avec le soutient des hautes autorités du Mali et du Sénégal, nous lèverons ce défi majeur.

Il ya la COMANAV à secourir pour qu’elle émerge des eaux dangereuses qu’elle traverse (flottes vieilles et inadaptées, ensablement du fleuve, etc.) et devienne dans son segment d’activité un maillon essentiel du désenclavement (surtout des régions septentrionales).Les efforts déjà en cours doivent être poursuivis et densifiés. Nous nous y engageons.

Il ya aussi et surtout le transport aérien à démocratiser pour que le voyage par avion cesse d’être un luxe. Pour un pays aussi vaste, l’avion est un moyen de désenclavement à nul autre comparable. C’est pour cela que l’accent sera mis d’avantage sur le développement et l’amélioration de la desserte domestique. Avec les compagnies aériennes, privées déjà présentes et la nouvelle Air Mali, un plan d’action sérieux et ambitieux est en cours d’élaboration pour faire du ciel Malien un espace de développement et d’intégration.

Malgré la crise, le tempo imprime une dynamique forte avec un point de mire claire : l’atteinte des objectifs fixés par le PDES dont l’ultime évaluation se fera en 2012.Avant cette date il ya le rendez-vous de 2010 : le Mali aura 50 ans. A cette occasion le tempo du développement fera vibrer le cœur des maliens au rythme de l’inauguration de quelques infrastructures phares qui marqueront pour le Mali sous l’impulsion de son Excellence Amadou Toumani Touré, le début d’une nouvelle ère de progrès social et décollage économique.


 

 
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